Les nuisances liées au chantier sont réduites au minimum
Pour un chantier de cette envergure, les nuisances sont inévitables. Celles-ci font néanmoins l’objet d’un suivi régulier. Les mesures de précaution, décidées en amont des travaux, sont ainsi régulièrement adaptées en fonction de toute nuisance supplémentaire qui n’aurait pas été imaginée au départ. Un défi permanent, dont voici quelques exemples.
Le maximum est fait pour limiter les nuisances liées au chantier de construction. Une entreprise d’ingénierie de l'environnement est chargée d’effectuer le suivi environnemental durant la phase de réalisation (SER), ce qui permet au maître d’ouvrage (OFROU) de respecter les exigences cantonales et fédérales relatives aux différents domaines environnementaux. Son rôle est de minimiser l’impact du chantier sur l’environnement et sur les riverains, en faisant preuve de diligence et de proportionnalité. Elle établit un catalogue de mesures concrètes et vérifie, tout au long du chantier, que les dispositions prévues soient bien respectées.
Identifier les nuisances
Avant même de commencer les travaux, la Carrière des Granges a par exemple été identifiée comme étant la principale source de nuisances pour les voisins pendant la phase des travaux préparatoires. Le chantier de sécurisation de la Carrière consiste à aménager des terrasses par excavation du calcaire, afin de réduire le risque d’éboulement de la paroi. Le minage, puis le marinage des roches, leur concassage, comme leur évacuation sont des sources de nuisances potentiellement importantes, émettrices de poussière de roches et de bruit.
Garder la poussière au sol
Différentes mesures ont été mises en œuvre pour limiter les nuisances liées à la poussière. De l’eau doit par exemple être injectée dans le concasseur afin d'empêcher la poussière de s’envoler. Les matériaux et les pistes de chantier doivent être arrosés en cas de sécheresse et des lave-roues ont été installés pour nettoyer les véhicules de chantier. De même, une piste en enrobé a été créée dans la Carrière pour éviter au dumper de rouler dans la poussière.
Lutter contre le bruit
Pour diminuer encore les nuisances sonores, la hauteur de chute des matériaux est calculée et limitée. Les horaires de chantier ont été quant à eux réduits et les camions doivent être chargés derrière une paroi antibruit. Une paroi semblable a encore été installée devant le concasseur avec un horaire encore plus réduit (8h-12h, 14h-17h) pour ces activités bruyantes. Les signaux sonores de recul des machines, les fameux « bib bip », ont été remplacés par des «cre cre» moins bruyants. Un circuit a enfin été aménagé pour les camions qui circulent sur la route, afin de limiter les manœuvres et les émissions sonores qui s’ensuivent.
Tenir compte de la météo
Malgré toutes les précautions prises, certaines nuisances se sont révélées encore trop importantes pour le voisinage. Il a été demandé à l’entreprise d'humidifier davantage les matériaux concassés et les pistes de circulation des dumpers lors de vents importants venant de l’ouest et par conditions sèches. Une paroi antibruit, à proximité immédiate de certaines habitations devrait bientôt encore mieux protéger les riverains.
Faire preuve de proportionnalité
Des échantillonneurs de poussières sont installés à plusieurs endroits pour mesurer la qualité de l’air. Il est aussi prévu de mettre en place des systèmes de monitoring permettant d’identifier d’éventuelles sources de bruit qui n’auraient pas été inventoriées lors de la planification. S’il est certain que de tels projets d’infrastructure induisent des nuisances importantes pour les riverains, l’Office fédéral des routes est continuellement à la recherche de solutions efficientes, veillant à respecter les contraintes techniques et financières dans un souci de proportionnalité.



